Enjeux

Enjeux

Enjeux

Dès sa création en 1923, les 24 Heures du Mans se sont posées comme un véritable laboratoire technique aussi bien pour les constructeurs que pour leurs partenaires. Cette vocation ne s’est jamais démentie et a toujours guidé la rédaction des différentes réglementations qui ont régi cette épreuve et, par extension, cette discipline. La création en 1959 d’un indice au rendement énergétique, très convoité, a rapidement placé l’efficience énergétique au cœur des préoccupations.

De même, l’endurance s’est très vite ouverte à la cohabitation de plusieurs types de voitures : des autos dérivées de la série côtoient sur la même grille de départ des bêtes de course conçues uniquement dans ce but. Aujourd’hui, deux familles distinctes évoluent de concert aux 24 Heures du Mans et en championnat du monde d’endurance (WEC) : les prototypes et les voitures de Grand Tourisme. Chacune de ces familles comprend deux catégories.

Parmi les prototypes, les LMP1 constituent l’élite de l’endurance. Depuis 2014, cette catégorie fait l’objet d’une réglementation technique très audacieuse et innovante qui fait la part belle à l’hybride. Désormais, la catégorie LMP1 est devenue le champ d’investigation par excellence en matière d’efficience énergétique. Chaque voiture se voit en effet allouer une quantité de carburant pour chaque tour de circuit.

Une large variété est de mise. Des moteurs V6 turbo Diesel (Audi) sont en lutte avec des V8 turbo essence hybride (Toyota) ou des 4 cylindres turbo 2 litres (Porsche). La saison 2015 a même vu apparaître un proto à moteur avant ! En combinant les moteurs thermiques et les systèmes hybrides, la puissance des LMP1 flirte allègrement avec la barre des 1000 chevaux.  

La catégorie LMP2 a, elle, pour vocation d’être accessible aux amateurs. Au moins un pilote amateur doit d’ailleurs rentrer dans la composition des équipages. Les coûts sont strictement encadrés par le règlement. De même, les moteurs doivent être issus de la série et sont limités en nombre (3 pour une saison de WEC). Cette année, six marques de châssis et trois marques de moteurs se livreront de nouveau une bataille acharnée. Pas moins de dix concurrents sont engagés dans cette catégorie en Championnat du Monde et ils seront même 23 aux 24 Heures du Mans ! 

Symbole du lien avec la série, la famille des GT, quant à elle, comprend deux catégories : les GTE Pro et les GTE Am (le E signifiant Endurance). Elle regroupe des autos déclinées de modèles de série produits à au moins 100 exemplaires. Les formes du modèle routier doivent être respectées ainsi que la position du moteur qui est bridé par la réglementation. La catégorie GT met en lutte des voitures à l’architecture très différentes. Les Aston Martin et les Corvette ont un moteur (V8 atmosphérique) avant alors que les Ferrari (V8 biturbo) et les Porsche (6 cylindres boxer), ont un moteur en position centrale arrière. C’est aussi le cas des Ford GT, propulsée par un V6 biturbo. Cinquante ans après son succès aux 24 Heures du Mans avec les mythiques GT 40, la marque américaine effectue son grand retour avec une nouvelle génération de voitures. 

Si la catégorie GTE Pro est l’apanage des équipes d’usine, la classe GTE Am est destinée aux équipes amateurs. Les voitures alignées ont au moins un an d’existence et ne bénéficient pas des dernières évolutions installées sur les voitures officielles.

Des codes visuels permettent de distinguer ces quatre types de voitures. Les prototypes sont équipés de phares blancs alors que les GT ont des optiques jaunes. Chaque catégorie a des numéros de course sur un fond de couleur spécifiques : rouge pour les LMP1, bleu pour les LMP2, vert pour les GTE Pro et orange pour les GTE Am.

????????