Enjeux

Enjeux

Les nouveaux enjeux

Avec trois titres de champion du monde conquis en quatre années en classe reine, Marc Marquez s’affiche bel et bien comme le patron du MotoGP. Depuis ses débuts dans la catégorie, l’Espagnol n’a cependant jamais vécu deux fois la même saison. En 2013, le tout nouveau champion du monde Moto2 avait créé la surprise en décrochant le titre MotoGP dés sa première apparition dans la catégorie. Kenny Roberts était le dernier pilote à avoir réalisé un tel exploit, trente cinq ans auparavant. En 2014, Marquez avait carrément survolé le championnat en remportant les dix premiers Grands Prix d’affilée. Du jamais vu en MotoGP. L’année suivante, au guidon d’une moto plus capricieuse, le pilote Honda avait commis plusieurs fautes qui lui avaient coûté cher et il avait dû rendre la couronne à Lorenzo. Tirant les leçons de ses erreurs, Marc a réalisé une superbe saison 2016 en assurant les points quand il le fallait et en s’imposant quand il le pouvait. Les faux-pas de ses adversaires ont fait le reste. Cette année, l’officiel Honda affirme vouloir rester sur cette dynamique sans sur-jouer comme il a pu le faire par le passé. Pour cela, il devra éviter de répondre aux provocations de Maverick Viñales qui arrive cette saison chez Yamaha pour succéder à Jorge Lorenzo. Le nouveau coéquipier de Valentino Rossi a fait forte impression durant les tests hivernaux, et il faudra sans nul doute compter avec lui pour l’attribution du titre de champion du monde. Désormais chez Ducati, Jorge Lorenzo aura certainement plus de mal à faire jeu égal avec ses compatriotes sur la durée du championnat. A noter que quatre nouveaux pilotes issus du Moto2 découvrent cette année la catégorie MotoGP : Johan Zarco, Alex Rins, Sam Lowes et Jonas Folger. Côté constructeur, c’est KTM qui rejoint la danse de la classe reine avec un tandem composée de Pol Espargaro et Bradley Smith.

Avec le passage en MotoGP de quatre des sept meilleurs pilotes du championnat du monde Moto2 2016, Thomas Lüthi pourrait être considéré comme le grand favori à la succession de Johann Zarco. Agé de 30 ans, présent dans la catégorie intermédiaire des Grands Prix depuis 2007, le pilote suisse est en effet le candidat au titre le plus expérimenté. Il a par ailleurs réalisé une très belle fin de saison 2016, coiffant Alex Rins sur le fil pour décrocher la deuxième place du championnat. Lüthi devra toutefois se méfier d’un certain Franco Morbidelli, considéré par beaucoup –et notamment par Johann Zarco- comme un excellent candidat au titre de champion du monde. Même s’il court toujours après sa première victoire en Grands Prix, l’Italien a passé un cap l’an dernier avec le team Marc VDS. Il a enchaîné les podiums et n’a d’ailleurs terminé au classement général qu’à un seul point d’Alex Rins. D’autres pilotes peuvent franchir un cap cette saison. C’est le cas de Takaaki Nagakami, en quête de régularité, mais aussi de Lorenzo Baldassari, autre pilote prometteur de la VR46 Academy, ou encore d’Alex Marquez, le coéquipier de Franco Morbidelli.

Comme la catégorie Moto2, cette saison la classe Moto3 se régénère. Après avoir surclassé ses adversaires en 2016, Brad Binder laisse vaquer son trône pour s’en aller poursuivre sa carrière dans la classe intermédiaire des Grands Prix. Troisième et quatrième du classement général, Jorge Navarro et Francesco Bagnaia font de même, tout comme Andrea Locatelli, Fabio Quartararo et Khairul Idham Pawi. Sur le papier, Enea Bastianini semble bien évidemment le mieux placé pour succéder au champion du monde sud-africain. Vice-champion du monde en titre, il est monté l’an dernier à six reprises sur le podium. Honda pourra aussi miser Fabio Di Gianntonio, Romano Fenati ou encore Aron Canet. Du coté de KTM, Bo Bendsneyder, Nicolo Bulega joueront les têtes d’affiches. Chez Peugeot, ce rôle sera attribué à Jakub Kornfeil.