Enjeux

Enjeux

Les nouveaux enjeux

Depuis sa reprise en mains par Dorna Sport, le championnat du monde Superbike a subi des changements de réglementation, aussi bien sportive que technique. L’objectif étant de différencier au maximum cette compétition du MotoGP tout en la rendant encore plus accessible sur le plan financier. Après un passage par la classe Evo qui a permis d’étoffer le plateau en 2014, le promoteur du championnat est parvenu à un accord avec les différents constructeurs engagés en Mondial Superbike. Côté châssis, le cadre doit rester d’origine alors que le bras oscillant et les suspensions sont spécifiques. Côté moteur, le bas moteur et le vilebrequin doivent rester standards, mais des modifications sont admises au niveau de la culasse (arbres à cames, conduits d'admission et d'échappement) et des bielles (matériau similaire et poids identique). Les soupapes, pistons et toutes autres pièces majeures doivent demeurer d'origine. Quant à la boîte de vitesses, une seule sélection de rapports est admise sur l'ensemble de la saison. Les handicaps infligés aux motos trop performantes le sont désormais  au moyen de brides au niveau de l'admission d'air. L'électronique, troisième élément capital est composé d’un kit pour permettant à chaque équipe officielle de continuer à développer ses propres programmes, mais ceux-ci doivent être fournis aux teams privés à trois reprises au cours de la saison. Le prix de ce kit (8000 euros) inclut l'ensemble du matériel nécessaire au bon fonctionnement du système. Enfin, les motos dépourvues de ride by wire dans leur version de route peuvent toujours en être équipées, à condition que le système monté soit mis à la disposition des équipes engagés en WSBK ou dans d'autres championnats FIM. Côté sportif, l’équipe officielle Kawasaki KRT Elf demeure la référence puisque l’an dernier encore, Jonathan Rea et Tom Sykes ont glissé leur ZX-RR aux deux premières place du classement général. Cette saison, les deux Britanniques seront donc à nouveau favoris pour le titre de champion du monde. Il leur faudra toutefois se méfier de la Ducati de Chaz Davies, mais aussi de celle de Marco Melandri qui effectue son retour à la compétition après près de deux ans d’absence. Les pilotes Yamaha seront également à surveiller, Michael van der Mark épaulant cette année Alex Lowes. Du changement aussi chez Honda avec l’arrivée de Stefan Bradl au côté de Nicky Hayden. 

 

En Supersport, ce sont vingt-six pilotes qui sont cette année engagés dans la catégorie des 600 cm3, contre vingt en Superbike. Désormais quintuple champion du monde de la discipline, Kenan Sofuoglu sera encore l’homme à battre, même si le pilote Kawasaki a dû renoncer à participer aux deux premières courses de la saison à cause d’une blessure contractée à l’entraînement. Pour lui donner la réplique, le Turc pourra compter sur les Yamaha de Lucas Mahias et Federico Caricasulo, sur les MV Agusta de PJ Jacobsen et Roberto Rolfo, mais aussi sur les Honda de Jules Cluzel et Kyle Smith. Sofuoglu devra également se méfier des autres Kawasaki ZX-6R emmenées par Kyle Ride ou encore Kazuki Watanabe.