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03/06/2020 Actus

Un calendrier bouleversé

La pandémie de Covid-19 qui frappe la planète depuis le début de l’année a mis à l’arrêt à la plupart des compétitions internationales, dont le championnat du monde MotoGP. Une reprise se profile néanmoins à l’horizon pour le mois de juillet.

Après avoir dû annuler successivement la première moitié des courses qui figuraient au calendrier des Grands Prix, Carmelo Ezpeleta espère désormais pouvoir donner le coup d’envoi du championnat MotoGP le 19 juillet, en Espagne, sur le circuit de Jerez. « On devrait avoir deux courses sur deux week-ends d’affilée en Andalousie, détaille Hervé Poncharal, le team manager de l’équipe Tech 3. Les déplacements sont devenus compliqués, nous devons donc les optimiser, et pour cela disputer si possible deux épreuves sur le même circuit. » Une chose est acquise, ces compétitions devront se dérouler à huis-clos, les rassemblements de plusieurs milliers de personnes étant interdits jusqu’à nouvel ordre dans la plupart des pays concernés. Même le paddock devra être dégraissé. Ainsi, les équipes MotoGP officielles devront se limiter à une quarantaine de membres.

Quant aux teams indépendants, ils ne pourront pas faire travailler plus de vingt-cinq personnes. Une vingtaine par équipe Moto2, une quinzaine en Moto3, aucun invité, pas d’hospitalités, et seulement quelques journalistes travaillant pour des chaînes télé… « On a mis au point un protocole très strict pour obtenir des autorisations dans une période très compliquée, poursuit Hervé Poncharal qui est par ailleurs président des équipes de Grands Prix. Tout le monde sera testé au Covide-19 avant d’entrer dans le paddock, les repas seront pris à l’isolement, et tout le monde sera hébergé dans les mêmes hôtels avec un système de navettes pour aller de l’hôtel au circuit. » Grâce à ces mesures très strictes, le promoteur du championnat espère pouvoir obtenir le feu vert du gouvernement tchèque pour aller à Brno début août. « On devrait avoir ensuite une break d’une semaine, puis passer en Autriche pour enchaîner deux courses sur le Red Bull Ring », détaille le patron du team Tech 3. L’idée serait ensuite de rejoindre l’Italie et le circuit de Misano pour une ou deux épreuves en septembre, puis revenir en Espagne où les circuits de Barcelone, d’Aragon et de Valence pourraient être hôte de cinq ou six épreuves.

Entre toutes ces courses organisées sur la péninsule ibérique, le Grand Prix de France pourrait lui aussi avoir lieu, durant la première quinzaine d’octobre. « On aurait alors un championnat comptant une douzaine de courses européennes », résume Poncharal. Pour aller au-delà, il faudrait vraiment que la situation sanitaire s’améliore. Si tel était le cas, quelques épreuves outre-mer pourraient être aussi envisagées entre la fin de mois d’octobre et le 13 décembre, date butoir pour conclure le championnat. « Économiquement, du fait des coûts engendrés par ces déplacements, ces Grands Prix ne pourraient toutefois pas être organisés à huis-clos, explique Poncharal. Il faudrait vraiment que la pandémie reflue aux quatre coins du monde pour que l’on puisse envisager de voyager en Australie, en Malaisie, en Thaïlande et au Japon. »